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Histoire religieuse

Situation ecclésiastique

Catholicisme : Diocèse de Besançon, doyenné d’Ajoie, collateur : hôpital de Blamont (14ème –16ème siècles), paroisse jusqu’en 1540. De 1699 à 1789 et au 19ème siècle, annexe de Blamont. Actuellement diocèse, de Belfort- Montbéliard, zone pastorale du Pays de Montbéliard, doyenné de Pont-de-Roide, paroisse de Blamont.

Protestantisme : 1540 paroisse avec Autechaux (filiale) et Ecurcey (annexe) Consistoire de Blamont, 1804, actuellement : tête de la paroisse du plateau, consistoire de Blamont, inspection ecclésiastique de Montbéliard, Eglise évangélique luthérienne de France.

La première mention du village de 1041 fait état d’une église et d’une paroisse. En 1381, le patronage de l’église fut donné à l’hôpital de Blamont par Thiébaud V de Neuchâtel qui le tenait de sa mère, Agnès de Chastelvilain, dame de l’Isle-sur-le.Doubs. Elle l’avait reçu en 1316 des seigneurs de Dampierre-sur-le-Doubs : Gérard et Jacques de Guémouhans (Goumoens, canton de Vaud, Suisse). On connaît pour l’année 1489 le nom d’un curé : Pierre de France.

La Réforme fut introduite à Roches en 1540 par le comte de Montbéliard. Le premier prédicant installé fut Jacques Géte originaire de Boulogne-sur-Mer, il prêcha jusqu’en 1552 et comme catéchiste pendant l’intérim. A la nouvelle paroisse furent ajoutés Autechaux et Ecurcey et même Thulay temporairement après 1673. Les premiers pasteurs eurent des difficultés si l’on en juge par les visites ecclésiastiques du 16ème siècle. En 1562, on peut lire que " les habitants étaient débordés, adonnés à procès et ivrogneries…. ". Ces pauvres luthériens subirent en janvier 1588 la rage destructrice des Guise qui n’épargna ni le presbytère, ni le temple. Ceux-ci furent reconstruits à neuf. Dans le clocher se trouve un monument historique : une vieille cloche datée de 1588, dont l’inscription campanaire ne laisse pas d’étonner puisqu’elle provient du prieuré de Vaucluse en Franche-Comté ( canton de Maîche). On peut y lire :

LAUDATE DOMINUM IN CYMBALIS

BENE SONANTIBUS

Te Deum Laudamus

1588

MAURIT A DIESBACH CAN CLUSE

AC 9MEN PRIORA VALLIS CLUSE

FIERI FECIT ANNO 1588

PARRAINS :

CLAUDE.DE.RYE.CLAUDE.RENE.DE.RYE

MARRAINES :

JEANNE.ET.HELENE.BONVALOT.DICTX.

DE COTTABLE.1588

Avec les armoiries de Diesbach et du prieuré de Vaucluse. Maurice de Diesbach en fut le prieur de 1584 à 1595, il était docteur en droit, chanoine et official de Besançon où il trépassa en 1595. Parrains et marraines appartiennent à deux familles nobles célèbres de Franche-Comté. Les Rye étaient comtes de la Roche-Saint-Hippolyte. L’église du prieuré de Vaucluse fut détruite par la foudre en 1802 et rien n’a permis d’expliquer la présence à Roches de la cloche de ce prieuré.

Pendant la guerre de Trente Ans, la paroisse de Roches fut privée de pasteur et vacante de 1635 à 1652, elle fut alors desservie par ceux de Blamont, Montécheroux et Glay. Au 18ème siècle, la paroisse de Roches, devenue française en 1699, fut une des trois paroisses de Quatre Terres avec sa voisine de Vandoncourt et celle de Brevillers (seigneurie d’Héricourt) à ne connaître aucune persécution religieuse sans que l’on en connaisse la raison. Roches a eu l’insigne privilège de continuer à avoir un pasteur résident et un temple. Ce ne fut pas le cas de Blamont, de Montécheroux, de Seloncourt et de Glay… Et cela, malgré la présence des premiers catholiques installés dans le village : ils étaient 23 en 1750 : 3 hommes, 2 femmes et 18 enfants. Le premier régent d’école fut établi en 1635, il se nommait Claude Vuillin. Au 18ème siècle, le village continua à avoir un instituteur protestant luthérien sans qu’il ait été inquiété par le pouvoir de Blamont. Au 18ème siècle, la paroisse de Roches, devenue française en 1699, fut une des trois paroisses de Quatre Terres avec sa voisine de Vandoncourt et celle de Brevillers (seigneurie d’Héricourt) à ne connaître aucune persécution religieuse sans que l’on en connaisse la raison. Roches a eu l’insigne privilège de continuer à avoir un pasteur résident et un temple. Ce ne fut pas le cas de Blamont, de Montécheroux, de Seloncourt et de Glay… Et cela, malgré la présence des premiers catholiques installés dans le village : ils étaient 23 en 1750 : 3 hommes, 2 femmes et 18 enfants. Le premier régent d’école fut établi en 1635, il se nommait Claude Vuillin. Au 18ème siècle, le village continua à avoir un instituteur protestant luthérien sans qu’il ait été inquiété par le pouvoir de Blamont.

Au 18ème siècle, la paroisse de Roches, devenue française en 1699, fut une des trois paroisses de Quatre Terres avec sa voisine de Vandoncourt et celle de Brevillers (seigneurie d’Héricourt) à ne connaître aucune persécution religieuse sans que l’on en connaisse la raison. Roches a eu l’insigne privilège de continuer à avoir un pasteur résident et un temple. Ce ne fut pas le cas de Blamont, de Montécheroux, de Seloncourt et de Glay… Et cela, malgré la présence des premiers catholiques installés dans le village : ils étaient 23 en 1750 : 3 hommes, 2 femmes et 18 enfants. Le premier régent d’école fut établi en 1635, il se nommait Claude Vuillin. Au 18ème siècle, le village continua à avoir un instituteur protestant luthérien sans qu’il ait été inquiété par le pouvoir de Blamont.

Des travaux furent également entrepris à l’église, à la cure et réalisés entre 1771 et 1778. Le presbytère fut refait totalement en 1773. Parmi les trois pasteurs nommés par le roi en 1714, 1736 et 1788, l’un d’entre eux mérite une mention particulière, il s’agit de Jean Nicolas Cuvier, pasteur de 1736 à 1787 qui mourut émérite en 1792. Il s’agit de l’oncle du grand savant Georges Cuvier. Il est très probable, malgré la controverse à ce sujet, que c’est bien là, dans le nouveau presbytère, que le jeune Georges Cuvier eut la révélation des sciences naturelles en consultant les œuvres de Buffon de la Bibliothèque de son oncle. Le pasteur avait bien remarqué l’extraordinaire intelligence de son neveu. Georges y était montré en exemple à ses petits - cousins germains à peu près du même âge que lui et qui firent aussi une carrière pastorale. Une plaque fut apposée en 1932 par le pasteur Flick pour commémorer ces faits. La rue qui mène à l’église se nomme aujourd’hui rue Georges Cuvier. Roches fut au 19ème siècle un des centres de la dissidence piétiste – darbyste avec Glay, Colombier-Châtelot, Montécheroux et Villars.

Le temple actuel fut construit en 1849, à la place de l’ancien et le clocher réédifié en 1889. L’intérieur du temple fut rénové en 1905… mais après 1944, tout fut à recommencer. Le temple comme le presbytère, furent à demi - ruinés par les obus et furent encore une fois restaurés après le conflit. Actuellement Roches est devenu la tête du regroupement paroissial dit " du plateau " et le pasteur réside toujours au village.

© Famille Fesselet 2001 Dernière révision : 11 août,2011©